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Intrusions Marines

Contexte

Dans les zones littorales, les aquifères sont en contact avec l’eau salée d’origine marine. En fonction de l’état quantitatif de la ressource, et des modalités de gestion, celle-ci peut envahir les formations géologiques côtières aquifères.

L’eau salée est plus dense que l’eau douce. L’eau douce va ainsi « flotter » au-dessus des eaux marines souterraines salées qui sont susceptibles de pénétrer vers l’intérieur des terres avec une intensité variable selon le niveau de perturbations des équilibres entre les deux types d’eaux.

La nappe de la Crau s’écoule depuis le nord-est vers le sud-ouest en direction de la Camargue et de la mer. Cette nappe donne naissance à une zone d’émergence d’eau douce au contact des dépôts limoneux du Rhône, mais elle continue également de s’écouler sous la Camargue où elle rencontre une nappe d’eau salée.

Objectifs et résultats

Le projet SIMBA vise à mieux comprendre les facteurs controllant la position de l'interface eaux douces / eaux salées dans l'aquifère, à caractériser l'origine de la salinité en basse Crau, et proposer un réseau de surveillance patrimonial du couple piezomètrie / salinité.

Les principaux résultats obtenus mettent en évidence que :

- la stabilité des niveaux d’eau définissant le niveau de base de l’aquifère (ligne d’émergence des Laurons et canaux de drainage) explique la faible épaisseur de la zone de transition vers l’aval ;

- la salinité observée au fond des différents piézomètres étudiés provient d’un mélange avec une eau de mer d’au moins plusieurs dizaines d’années sur les points étudiés ;

- la géométrie du substratum explique la variabilité spatiale observée sur la position de l’interface salée. L’intrusion saline sera d’autant plus marquée que la pente est faible ;

- le déplacement du front salé est beaucoup plus sensible à une modification de la charge d’eau douce qu’à une modification de la charge d’eau salée ;

- la salinité observée sous les marais de Meyranne dans l’aquifère de Crau s’explique par l’équilibre hydrostatique avec la mer, et constitue donc le prolongement vers le nord de la même nappe salée qui s’étend vers l’aval sous la Camargue.

- la notion de vulnérabilité est définie en considérant qu’un secteur sera plus vulnérable s’il permet au biseau salé de pénétrer plus vers les terres pour une même baisse de charge piézométrique de l’aquifère. C’est sur les secteurs les plus vulnérables qu’est proposé la mise en place d’un suivi opérationnel (hauteur d’eau, conductivité, température) sur le long terme.

 

Les rapports d'étude sont disponibles en téléchargement libre :

Liens vers les données brutes :

A venir...

Coupe biseau salé Cartographie SIMBA