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B6 pollution spseDifférentes pressions s'exercent sur la nappe de la Crau : dépendance aux pratiques agricoles, prélèvements excessifs, pollutions ponctuelles et diffuses, intrusion du biseau salé...

La nappe de Crau est classée d'intérêt patrimonial dans le SDAGE

La ressource fait l'objet de nombreux prélèvements notamment pour l'alimentation en eau potable des principales villes de la Crau et du pourtour, pour des industries et pour certaines cultures.

La nappe de la Crau est une nappe libre et se trouve à une faible profondeur. Ces caractéristiques rendent la ressource fortement vulnérable aux pollutions. Les activités humaines, croissantes sur le territoire depuis les années 1950, sont des sources potentielles de pollutions. En savoir plus sur la qualité de l'eau

Le niveau de la nappe est fortement influencé par l'irrigation gravitaire des prairies de foin de Crau (70% de la recharge) dont l'eau provient de la Durance et acheminé via un vaste réseau de canaux. Ce régime induit un fonctionnement spécifique de cette nappe, une forte dépendance aux pratiques agricoles locales et aux tensions de plus en plus importantes sur la ressource en eau du bassin de la Durance.

 B6 act humaine

L'évolution de l'occupation du territoire contribue, par l'urbanisation des prairies irriguées en gravitaire, à une diminution de la recharge en eau de la nappe. L’évolution démographique, le développement économique et l’attrait pour notre région engendrent une demande forte d’espaces pour l’implantation de nouvelles infrastructures et le développement urbain. Cette évolution a provoqué dans les années précédentes une augmentation des besoins en eau.

A terme, cette dynamique risque de nuire de manière quantitative à la ressource mais aussi de manière qualitative car le phénomène de dilution des pollutions qui limite jusqu'à présent leurs impacts se trouverait amoindri. Même si, au vu des chroniques piézométriques de la nappe, le niveau parait stable depuis 40 ans, différents évènements montrent une baisse du niveau de la nappe dans certains secteurs de manières ponctuelles (puits asséchés).

En 2012, une étude du SYMCRAU sur ce sujet a montré qu’environ 600 hectares de prairies seraient appelées à disparaître à l’horizon des dix prochaines années. Le coût global en eau ainsi généré (perte de recharge et croissance des besoins en eau potable) est estimé à 11 Mm3/an soit un tiers des prélèvements AEP actuels ou encore 20 % de la recharge naturelle.

A la suite de cette étude, un outil cartographique capable d’identifier les prairies les plus contributrices en eau a été mis au point dans l’objectif d’accompagner les aménageurs dans la mise en place de leurs projets pour les aider à réduire leurs impacts sur la ressource en eau.

Par ailleurs, la pression exercée sur la ressource par les prélèvements est de nature à perturber l'équilibre entre les nappes d'eau douce et d'eau saléesur la frange littorale (sud-ouest du territoire). En savoir plus sur le biseau salé

B6 prelevement

Face à cette situation et à l'incontestable besoin de mettre en place une gestion cohérente de la cette ressource unique sur le territoire, en 2006, les acteurs du territoire décidèrent de créer le Syndicat mixte de gestion de la nappe phréatique de la Crau pour mettre en œuvre des actions adéquates.